©_2020_Les dunes XIX  (70x50cm) sur papier 240g.  Dessin à l'encre de chine, structuré  à la plume et au pinceau.
 ©_2020_Les dunes XIX  (70x50cm) sur papier 240g.
Mes nouvelles sources d'inspirations

Ma source d’inspiration provient de la nature dans sa globalité tant végétale que minérale ou animale. Contemplatif au cours de voyages ou encore de ballades dans les vignes, je déchiffre les formes et j’enrichis mon regard. Dans le bruissement des herbes folles, je recherche un instant de vie posé sur l’horizon au milieu de quelques nuages. Toutes mes expériences m’emmènent sous l’écorce. Il n’y a plus d’enveloppe. Je dialogue entre le solide et le liquide, afin de voir jusqu’où peut s’établir la communication.

 

On retrouve dans mes œuvres ma singularité qui transparaît dès le premier coup de pinceau sur lequel je compose à la plume les lignes représentant mes axes créatifs. Ma plume détermine de nouveaux liens, il n’y a pas de vide. Ce langage de lignes s’articule comme une mélodie qui se déroule au son de mes pas. Je deviens un pèlerin le temps d’une marée pour sentir, regarder, découvrir le paysage comme des traits à l’infini.

 

Par exemple ma série « Les grains » retracent ma vision et mon rapport aux autres et à la mer. Le dessin nommé « Le pelerin » évoque une longue marche au fond de la mer les jours d’équinoxe. Je cherche une algue ou un coquillage au milieu du sable mouillé. Chaque grain dessine les dunes au gré des tempêtes comme l'encre sur le papier. Toutes ses formes plantées de quelques traits çà et là et esquissées sous mon pinceau avec délicatesse structurent mes compositions finales.

« Le coquillage » dont les lignes virevoltent entre elles souligne de vraies spirales. Leurs coquilles renferment une composition de traits sans failles. Toutes ses formes renferment les détails dont j'ai besoin dans mes compositions.

 

C’est l’art du trait dans toute sa simplicité, épais, fin, noir, délicat, continu et sans retenu.

Le ventre du pinceau caresse la feuille et donne du relief à la composition, la plume souligne quelques formes et mon dessin prend une nouvelle orientation sur le papier. Mon trait ne tient plus qu’à un fil dans mes compositions en accord avec mon geste et mes envies, il devient une griffe introspective.

 

Mon dessin témoigne d’une force naturelle : la biodiversité que j’imprime dans chacune de mes œuvres, Ligne après ligne sans retenue mais avec l’amour du trait.

https://youtu.be/RusAXh4MmqA



Biographie

Enfant de la "régie Renault" Eric Dabancourt a grandi à Mantes-la-Jolie. Très vite, il a dessiné dans la Maison des Jeunes et de la Culture de Gassicourt et plus tard il s'est inscrit au cours de peinture et de modèle vivant. À 16 ans, il passe le concours du lycée technique Auguste Renoir et obtient son diplôme en Arts Appliqués pour concevoir des campagnes publicitaires et rejoint en paralèlle un atelier de peinture à Paris. Il participe à des expositions collectives dans la capitale. Les échanges entre peintres sont forts et instructifs. Il découvre l'œuvre de Giacometti, Soulages et Basquiat, tous libres dans leur approche et source d’inspiration. Le dessin sera plus fort au fil des années pour devenir essentiel dans ses recherches du trait parfait. Depuis quelques années, il se rapproche de quelques Artistes qui, comme lui, cherchent la "lumière" à travers la gravure et le dessin. 

 

Démarche sur les encres noires

En 1899, le peintre Auguste Renoir a dit à Julie Manet dont l’oncle Edouard Manet faisait parfois des lavis à l’encre de Chine, "Il n’y a que du Noir et du Blanc dans la peinture.
On doit donner au Blanc son intensité par la valeur de ce qui l’entoure et pas en y mettant du Blanc. Dans les œuvres d’un grand peintre, comme les Blancs sont beaux et simples parce qu’il sait leur réserver une place". Chez Dabancourt, cette place essentielle crée
toute la puissance de son travail à l’encre de Chine et la magie du talent opère !
Tous, nous vivons l’émotion mais l’artiste sent davantage. Il a un pouvoir réceptif
différent qui s’incarne dans sa force créative. Plus le sentiment est riche, plus l’inspiration est nourrie. Dabancourt travaille affectivement ses tableaux. Il a besoin d’aimer ce qu’il a laissé maturer une nuit, des jours ou des mois.

"Ça marche ou ça ne marche pas, dit-il, je dois vibrer moi-même de la révélation
de mes encres, de mon trait, de la lumière qui surgit au coeur du Noir".Et ça ne marche
pas toujours...

Créer, c’est aussi renoncer par la grâce de son propre sens critique qui ne fait pas
de cadeau à l’ego du créateur. On reconnaît le véritable artiste à son sens du sacrifice.
Il doit pouvoir renoncer à un tableau qui ne vit pas. Le secret de la belle œuvre est dans cette exigence non-négociable du peintre avec lui-même, comme l’écrivain qui déchire ses pages imparfaites. Le travail à l’encre de Chine ne tolère pas la médiocrité. La lumière du Noir doit, paradoxalement, anticiper la virginale blancheur d’un papier sans concession duquel surgit une émotion libérée par le contraste maîtrisé de deux couleurs qui se marient pour le meilleur sans le pire.
Avec Dabancourt, le Noir et le Blanc s’entendent si bien que leur fidélité réciproque
est une éternité assurée qui dépassera l’existence du peintre, lui, le délicat sentimental attaché à cette encre de Chine comme l’eau à la rivière.
Avec éric Dabancourt, le Noir et le Blanc deviennent une couleur, la couleur
d’une âme bouleversée qui exprime sa sensibilité au monde avec cœur et poésie.
Anne Deschamps
philosophe, un grain de philo contre la folie du monde !

 

Je suis sélectionné pour exposer dans le caveau St Petersbourg de la maison de champagne Veuve Clicquot grâce à l'association LARTVITAVECVOUS au mois d'octobre et novembre 2019. Merci Anne Deschamps pour son intervention (texte ci-dessus) et Coralie Deveney de m'avoir choisi pour mon travail sur les "NOIRS GRATTÈS".


2019 - Le point du jour - (60x60)

Marie 1996
Marie 1997